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Au Vietnam le réseau des dispensaires est dense et efficace, comme les programmes de prévention. Reste la question de l’hygiène, souvent déplorable. Pour les pauvres, le moindre accident ou maladie peut causer le plongeon dans la grande pauvreté.
Au Cambodge les services sont très en-deçà et la situation est bien pire.
En cas de maladie les diagnostics sont souvent fantaisistes,
conduisant à de grosses dépenses inutiles ou dangereuses.
Parfois on préfère aller à la ville, quand ce n’est pas le dispensaire
qui vous y oblige, surtout pour les très pauvres, qui ne peuvent pas
payer. Un aller-retour à la ville peut coûter l’équivalent du budget familial pour le mois –les paysans se font arnaquer dès la descente du
bus. Outre les frais exorbitants qui nécessitent de vendre à bas prix bétail, terrains, voire la maison... un arrêt de travail est la pire catastrophe, les paysans n’ont pas d’assurance, sinon la solidarité des voisins.
Si au Vietnam la pauvreté a beaucoup reculé, sans doute un tiers de la population vit juste au-dessus du seuil. La famille de Toàn était dans ce cas: l'accident -pour lequel il n'y a eu aucun dédommagement ni sanction, les a fait plonger dans la précarité. |