Au départ, en 1994, Viêt Nam Plus avait pour vocation de travailler uniquement au Vietnam, dans des zones rurales pauvres du Sud. Le Sud? Il fallait bien choisir et limiter les déplacements dans ce pays tout en longueur.
Malgré tout? Le titre peut paraître provocateur, mais on est arrivé au reflux de l’aide, car le Vietnam s’est beaucoup développé. Il y a 3 bonnes raisons pour continuer :
On estime que 10% de la population vit encore dans la grande pauvreté. Soit près de 9 millions de personnes, c’est beaucoup !
Les campagnes cambodgiennes –province de Svay Riêng, sont beaucoup plus pauvres que celles du Vietnam. La grande pauvreté (moins de 100 €/an/personne) touche 30-40% des villageois, contre 10% environ dans les provinces de Bình Thuân et Hâu Giang au Vietnam.
Le Vietnam est encore un "PMA" (pays moins avancé) mais plus pour longtemps: actuellement le Produit Intérieur Brut (PIB) dépasse 720$ (2007) et on estime qu'il dépassera le seuil des 1000$ avant 2010: il deviendra alors moins prioritaire pour l'aide; certains pays (Belgique et France notamment), réduisent déjà leur aide.