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Soutien à la scolarisation : pendant et après ! |
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Le Viêtnam est en transition rapide: l'éducation est un facteur clé pour réduire la pauvreté. Or elle coûte très cher au Viêtnam, dès le primaire: environ 20-30 euros/enfant/an (frais directs, sans compter le manque à gagner des enfants qui ne vont pas aux champs). C'est l'équivalent d'un demi mois de revenu familial pour les pauvres. Crèches et maternelles sont un luxe que l'on peut rarement s'offrir. Quand les parents sont aux champs, loin et parfois plusieurs jours de suite, les petits sont confiés aux voisins, à la grand mère, ou même... enfermés. Pour manger ils se débrouillent, et boivent souvent de l'eau sale. Les enfants des plus pauvres arrêtent l'école presque toujours avant le secondaire. Ils sont condamnés à un travail non qualifié pour le reste de leur vie, très mal payés. L'agriculture se modernise et ne peut employer que de moins en moins de ruraux. La qualité de l'enseignement dans les campagnes ne permet pas d'envisager l'accès à l'université.
Les bourses scolairesIl faut atteindre les plus pauvres d'entre les pauvres. Les programmes de développement n'atteignent pas toujours ces populations, qui par exemple n'osent pas toujours participer au programme de micro-crédit, de peur de ne pas pouvoir rembourser les emprunts. Parfois elles se font aussi rejeter par les autres femmes qui ne veulent pas assumer un trop grand risque (les groupes impliquent une reponsabilité solidaire). Les bourses scolaires visent à soutenir ces familles en les encourageant à prolonger la scolarisation de leurs enfants et éviter des abandons anticipés de l'école pour cause de manque de moyens. A ce jour 1250 enfants sont aidés. La sélection est très dure, nous manquons de fonds pour aider 2% des enfants (au lieu de 1,6%). La sélection est d'abord faite par l'école. La liste est ensuite examinée par les autorités communales, qui vérifient les ressources de la famille. Enfin, les coordinatrices villageoises formées par nous pour suivre les groupes épargne-crédit donnent leur avis. Sont exclus dans tous les cas :
Une bourse se monte a 16 €, versés en 2 fois : en début d’année et en fin d’année. La famille s’engage à ce que l'enfant continue ses études. Quelques témoignages :
Bibliothèques communautaires
Certaines personnes ne savent ni lire ni écrire.Nous avons ouvert des classes d'alphabétisation, le soir après le travail. Trop faible succès : les gens sont fatigués par le travail aux champs, ils sont dispersés et il est difficile de constituer une classe...
Si les plus pauvres sont parfois limités au niveau de l'écriture et de la lecture c'est d'abord faute de pratique car presque tout le monde a eu 3-4 années d'école. On propose donc des bibliothèques communautaires et c'est une initiative qui marche: les bibliothèques se multiplient (une quarantaine actuellement avec un millier de membres actifs). Les membres paient une petite cotisation qui sert à acheter les livres : nous les co-finançons à 50% et prêtons une petite armoire. Formations informatiquesLe niveau des écoles rurales est faible, certains cours ne peuvent être donnés faute d'équipement. Un enfant qui a le certificat A en informatique a un avantage de 2 points sur 30 pour le diplôme de fin d'études. Une ONG peut trouver des ordinateurs d'occasion en bon état, ce que l'Etat ne peut faire (il faut du neuf, 4 fois plus cher). Avec un tout petit budget nous avons fourni une petite dizaine de centres, chacun forme plusieurs centaines d'enfants chaque année. Nous avons aussi offert une formation pratique et ad-hoc en maintenance, à raison de 2 techniciens par centre. Plusieurs dizaines d'autres fonctionnaires ont aussi demandé une formation spécifique: c'est important car dans les régions éloignées, un ordinateur en panne est extrêmement gênant et coûteux. |
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dernière mise à jour de
la page le 10/9/2007 |